đŸ•č Apaise Ton Coeur Et Fleuris Ton Ame Livre Fnac

Citationfois est DĂ©couvrez une citation fois est - un dicton, une parole, un bon mot, un proverbe, une citation ou phrase fois est issus de livres, discours ou entretiens. Une SĂ©lection de 2260 citations et proverbes sur le thĂšme fois est. 2260 citations < 1 3 4 5 6 Celivre m’a cueillie, Ă  plusieurs reprises. Il m’a Ă©mue, m’a irritĂ©e, m’a appris aussi. Tout vient de l’enfance. Sorj est un homme de presque 70 ans. Sa page Wikipedia annonce sobrement qu’il est un journaliste et Ă©crivain français. Si vous creusez, c’est peu de dire qu’il a une vie bien remplie. Remplie de reportages, d’articles, de livres, de scĂ©narios, de prix, de Rendton Ăąme paisible, tranquille. Nuits et jours, il te parcourt, Un souffle, un geste, il accourt . Le vĂ©ritable amour . Gonfle ton cƓur de joie. Il est lĂ , il se voit, il pourvoit, Il sera toujours lĂ  pour toi, Qu’importe le temps, les circonstances, ouvre les yeux de ton cƓur et voit. Partager cet article. Repost 0. Angie583-dans PoĂšme commenter cet article 27 novembre 2019 3 Posonsnos plumes et nos feuilles puis, le temps d’un instant, Ă©coutons-nous et conseillons-nous. MON LIVRE « APAISE TON COEUR ET FLEURIS TON ÂME » EBOOK « APAISE TON COEUR ET FLEURIS TON ÂME » MON LIVRE « QUE LA DOUCEUR IMPRÈGNE TON ÂME » INSTAGRAM TWITTER THREAD LIVRES THREAD POÉMES D’AMOUR. Get your own Psaumes94 : 1-23. Psaumes. 0:00. Chargement en cours : Progression : 0:00. 94 Ô Dieu de vengeance, JĂ©hovah a, ĂŽ Dieu de vengeance, rayonne ! 2 LĂšve- toi, ĂŽ Juge de la terre b ! Rends aux orgueilleux ce qu’ils mĂ©ritent c. 3 Jusqu’à quand les mĂ©chants, ĂŽ JĂ©hovah, jusqu’à quand les mĂ©chants exulteront- ils d ? 4 Ils jacassent et Extraitsde mes livres. Mes livres ont des points communs: ils parlent d'amour et de bienveillance. envers soi-mĂȘme. Ils parlent Ă©galement de rĂ©alisation de vie en congruence. avec ses valeurs, d'Ă©panouissement dĂ» Ă  une meilleure estime de soi. Ils Ă©veillent notre autonomie nous incitant Ă  choisir ce qui nous correspond. Livre« Cultivez vos dĂ©chets ». C’est avec une joie immense que je vous annonce enfin la sortie de mon livre « Cultivez vos dĂ©chets, faites repousser vos fruits et lĂ©gumes » publiĂ© chez les Ă©ditions du Rouergue, paru le 20 avril 2022. J’ai travaillĂ© sur ce projet pendant 1 an et en plus de l’écriture, j’ai rĂ©alisĂ© toutes TOP10 des citations apaise (de cĂ©lĂ©britĂ©s, de films ou d'internautes) et proverbes apaise classĂ©s par auteur, thĂ©matique, nationalitĂ© et par culture. Retrouvez + de 100 000 citations avec les meilleures phrases apaise, les plus grandes maximes apaise, les plus belles pensĂ©es apaise provenant d'extraits de livres, magazines, discours ou d'interviews, rĂ©pliques de films, théùtre Apaiseton cƓur et fleuris ton Ăąme. €9,97. Taxes incluses. Frais d'expĂ©dition calculĂ©s lors du paiement. Ajouter au panier. À travers ce livre, l’objectif est d’apporter une lueur d’espoir, de rĂ©confort et d’apaisement. Tu y trouveras de la bienveillance, de la douceur, de la tendresse, mais surtout beaucoup d’amour. kyLUl. À Ernest Havet. DERNIER MOT. Un dernier mot, Pascal ! À ton tour de m'entendre Pousser aussi ma plainte et mon cri de fureur. Je vais faire d'horreur frĂ©mir ta noble cendre, Mais du moins j'aurai dit ce que j'ai sur le coeur. À plaisir sous nos yeux lorsque ta main dĂ©roule Le tableau dĂ©solant des humaines douleurs, Nous montrant qu'en ce monde oĂč tout s'effondre et croule L'homme lui-mĂȘme n'est qu'une ruine en pleurs, Ou lorsque, nous traĂźnant de sommets en abĂźmes, Entre deux infinis tu nous tiens suspendus, Que ta voix, pĂ©nĂ©trant en leurs fibres intimes, Frappe Ă  cris redoublĂ©s sur nos coeurs Ă©perdus, Tu crois que tu n'as plus dans ton ardeur fĂ©brile, Tant dĂ©jĂ  tu nous crois Ă©branlĂ©s, abĂȘtis, Qu'Ă  dĂ©voiler la Foi, monstrueuse et stĂ©rile, Pour nous voir sur son sein tomber anĂ©antis. À quoi bon le nier ? dans tes sombres peintures, Oui, tout est vrai, Pascal, nous le reconnaissons VoilĂ  nos dĂ©sespoirs, nos doutes, nos tortures, Et devant l'Infini ce sont lĂ  nos frissons. Mais parce qu'ici-bas par des maux incurables, Jusqu'en nos profondeurs, nous nous sentons atteints, Et que nous succombons, faibles et misĂ©rables, Sous le poids accablant d'effroyables destins, Il ne nous resterait, dans l'angoisse oĂč nous sommes, Qu'Ă  courir embrasser cette Croix que tu tiens ? Ah ! nous ne pouvons point nous dĂ©fendre d'ĂȘtre hommes, Mais nous nous refusons Ă  devenir chrĂ©tiens. Quand de son Golgotha, saignant sous l'aurĂ©ole, Ton Christ viendrait Ă  nous, tendant ses bras sacrĂ©s, Et quand il laisserait sa divine parole Tomber pour les guĂ©rir en nos coeurs ulcĂ©rĂ©s ; Quand il ferait jaillir devant notre Ăąme avide Des sources d'espĂ©rance et des flots de clartĂ©, Et qu'il nous montrerait dans son beau ciel splendide Nos trĂŽnes prĂ©parĂ©s de toute Ă©ternitĂ©, Nous nous dĂ©tournerions du Tentateur cĂ©leste Qui nous offre son sang, mais veut notre raison. Pour repousser l'Ă©change inĂ©gal et funeste Notre bouche jamais n'aurait assez de Non ! Non Ă  la Croix sinistre et qui fit de son ombre Une nuit oĂč faillit pĂ©rir l'esprit humain, Qui, devant le ProgrĂšs se dressant haute et sombre, Au vrai libĂ©rateur a barrĂ© le chemin ; Non Ă  cet instrument d'un infĂąme supplice OĂč nous voyons, auprĂšs du divin Innocent Et sous les mĂȘmes coups, expirer la justice ; Non Ă  notre salut s'il a coĂ»tĂ© du sang ; Puisque l'Amour ne peut nous dĂ©rober ce crime, Tout en l'enveloppant d'un voile sĂ©ducteur, MalgrĂ© son dĂ©vouement, Non ! mĂȘme Ă  la Victime, Et Non par-dessus tout au Sacrificateur ! Qu'importe qu'il soit Dieu si son oeuvre est impie ? Quoi ! c'est son propre fils qu'il a crucifiĂ© ? Il pouvait pardonner, mais il veut qu'on expie ; Il immole, et cela s'appelle avoir pitiĂ© ! Pascal, Ă  ce bourreau, toi, tu disais Mon PĂšre. » Son odieux forfait ne t'a point rĂ©voltĂ© ; Bien plus, tu l'adorais sous le nom de mystĂšre, Tant le problĂšme humain t'avait Ă©pouvantĂ©. Lorsque tu te courbais sous la Croix qui t'accable, Tu ne voulais, hĂ©las ! qu'endormir ton tourment, Et ce que tu cherchais dans un dogme implacable, Plus que la vĂ©ritĂ©, c'Ă©tait l'apaisement, Car ta Foi n'Ă©tait pas la certitude encore ; Aurais-tu tant gĂ©mi si tu n'avais doutĂ© ? Pour avoir reculĂ© devant ce mot J'ignore, Dans quel gouffre d'erreurs tu t'es prĂ©cipitĂ© ! Nous, nous restons au bord. Aucune perspective, Soit Enfer, soit NĂ©ant, ne fait pĂąlir nos fronts, Et s'il faut accepter ta sombre alternative, Croire ou dĂ©sespĂ©rer, nous dĂ©sespĂ©rerons. Aussi bien, jamais heure Ă  ce point triste et morne Sous le soleil des cieux n'avait encor sonnĂ© ; Jamais l'homme, au milieu de l'univers sans borne, Ne s'est senti plus seul et plus abandonnĂ©. DĂ©jĂ  son dĂ©sespoir se transforme en furie ; Il se traĂźne au combat sur ses genoux sanglants, Et se sachant vouĂ© d'avance Ă  la tuerie, Pour s'achever plus vite ouvre ses propres flancs. Aux applaudissements de la plĂšbe romaine Quand le cirque jadis se remplissait de sang, Au-dessus des horreurs de la douleur humaine, Le regard dĂ©couvrait un CĂ©sar tout puissant. Il Ă©tait lĂ , trĂŽnant dans sa grandeur sereine, Tout entier au plaisir de regarder souffrir, Et le gladiateur, en marchant vers l'arĂšne, Savait qui saluer quand il allait mourir. Nous, qui saluerons-nous ? Ă  nos luttes brutales Qui donc prĂ©side, armĂ© d'un sinistre pouvoir ? Ah ! seules, si des Lois aveugles et fatales Au carnage Ă©ternel nous livraient sans nous voir, D'un geste rĂ©signĂ© nous saluerions nos reines. EnfermĂ© dans un cirque impossible Ă  franchir, L'on pourrait nĂ©anmoins devant ces souveraines, Tout roseau que l'on est, s'incliner sans flĂ©chir. Oui, mais si c'est un Dieu, maĂźtre et tyran suprĂȘme, Qui nous contemple ainsi nous entre-dĂ©chirer, Ce n'est plus un salut, non ! c'est un anathĂšme Que nous lui lancerons avant que d'expirer. Comment ! ne disposer de la Force infinie Que pour se procurer des spectacles navrants, Imposer le massacre, infliger l'agonie, Ne vouloir sous ses yeux que morts et que mourants ! Devant ce spectateur de nos douleurs extrĂȘmes Notre indignation vaincra toute terreur ; Nous entrecouperons nos rĂąles de blasphĂšmes, Non sans dĂ©sir secret d'exciter sa fureur. Qui sait ? nous trouverons peut-ĂȘtre quelque injure Qui l'irrite Ă  ce point que, d'un bras forcenĂ©, Il arrache des cieux notre planĂšte obscure, Et brise en mille Ă©clats ce globe infortunĂ©. Notre audace du moins vous sauverait de naĂźtre, Vous qui dormez encore au fond de l'avenir, Et nous triompherions d'avoir, en cessant d'ĂȘtre, Avec l'HumanitĂ© forcĂ© Dieu d'en finir. Ah ! quelle immense joie aprĂšs tant de souffrance ! À travers les dĂ©bris, par-dessus les charniers, Pouvoir enfin jeter ce cri de dĂ©livrance Plus d'hommes sous le ciel, nous sommes les derniers ! » Pascal PoĂšmes de Louise AckermannCitations de Louise Ackermann ï»żzoom_out_map chevron_left chevron_right À travers ce livre, l'objectif est d’apporter une lueur d'espoir, de rĂ©confort et d'apaisement. 9,48 € TTC 9,48 € HT block Rupture de stock Partager Partager Tweet Pinterest BasĂ© sur 1 avis Voir les avis Livraison GRATUITE Ă  partir de Details Avis clients Avis Ă  propos du produit Voir l'attestation 01★ 02★ 03★ 04★ 15★ 10/10BasĂ© sur 1 avis Fanta T. PubliĂ© le 01/08/2022 Ă  1051 Date de commande 06/07/2022 5 Livre trĂšs intĂ©ressant chat Commentaires 0 Les clients qui ont achetĂ© ce produit ont Ă©galement achetĂ©... Box Al Imam Aout 19,90 € J'apprend Ă  prier comme le ProphĂšte version fille - Al Hadith 4,27 € La mĂ©decine prophĂ©tique - Ibn AlQayyim - Editions Tawbah 14,22 € Les actes ne valent que par leurs intentions - Ibn Taymiyyah - Tawhid 8,00 € LE DHIKR DU MATIN ET DU SOIR TIRÉ DU CORAN ET DE LA SUNNA - SAÎD AL-QAHTÂNÎ - BLANC - EDITIONS AL-HADITH 1,90 € Le Livre de La Vertu 9,47 € Muhammad, le dernier Messager - Amin Salih collection les valeurs de l'islam - Al Hadith 2,84 € La PriĂšre De Nuit - Qiyam Al-Layl - Sultan Al A'id - Dar al muslim 2,00 € "Le regard que nous posons sur les ĂȘtres et les choses est tout d'abord organique, il dĂ©cline la forme physique. À ce stade, cette premiĂšre apparence est identique pour tous. Puis cette image est dĂ©cryptĂ©e par les filtres de notre moi, tissĂ©s par notre histoire personnelle, notre parcours de vie, notre sensibilitĂ©, qui l'habillent, lui donnent un contenu Ă©motionnel. Ainsi un chien n'est pas vu de la mĂȘme maniĂšre par un homme qui a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© mordu et par un autre qui n'a connu de cet animal que les caresses affectueuses de la langue. Cela s'applique Ă  tout, y compris les enjeux sociaux. Et nous rĂ©agissons diffĂ©remment Ă  la mĂȘme situation car les hommes regardent au mĂȘme endroit, mais ne voient pas la mĂȘme chose." Tudert se sentait anormalement fatiguĂ©e aprĂšs sa journĂ©e de travail. Depuis quelques jours, elle avait des nausĂ©es matinales et la sensation d’une angoisse sourde, indĂ©finissable, qui venait par Ă -coups. Avec ses rĂšgles qui ne venaient pas, elle avait toutes les raisons de se croire enceinte. Plusieurs fois, par dĂ©fi ou juste par envie, elle ne s’était pas protĂ©gĂ©e pendant ses relations charnelles avec Nathan. Elle voulait en ĂȘtre certaine, elle se dirigea vers la pharmacie la plus proche. Elle ne voulait pas faire le test Ă  l’hĂŽpital oĂč elle travaillait. Une demi-heure plus tard, elle rendit son sourire Ă  la pharmacienne. Oui, elle Ă©tait enceinte. Elle sourit, serra le poing de satisfaction. Elle n’était pas stĂ©rile comme voulait le lui imposer son ex-mari Bassam. Non, un bĂ©bĂ© Ă©tait en germe dans ses entrailles. Elle Ă©tait emplie d’un bonheur immense en mĂȘme temps que d’une apprĂ©hension sourde, une inquiĂ©tude indĂ©finissable. Comme si cette grossesse illĂ©gitime allait contre toute la mĂ©moire de ses ancĂȘtres. Elle sentit soudain toute sa lignĂ©e pointant contre elle un doigt accusateur. Elle Ă©carta ses pensĂ©es. Pour le moment, elle savourait ce bonheur, sa main caressa son ventre, s’attarda sur le cratĂšre du nombril. Elle sentait presque la petite vie qui palpitait en elle... Éditions Convergences ISBN 978-2-924871-02-7 Amazon canada version kindle Amazon canada version papier Amazon france version kindle Amazon france version papier Mon roman est Ă©galement disponible sur la Fnac En vente egalement chez Tikjda cafe chez moumouh et Mon village chez Omar Mustapha Amarouche LA GRANDE MISÈRE DES AMAZIGHS MAROCAINS Il y a quelques temps, j'ai discutĂ© avec un immigrant marocain rencontrĂ© lors d'une sĂ©ance de formation. Ce pĂšre de de famille est venu avec femme et enfants au QuĂ©bec. Il Ă©tait enseignant au Maroc. Il m'a dit ceci - Quand j'ai terminĂ© ma formation en enseignement, j'ai postulĂ© pour avoir un emploi. J'ai acceptĂ© un poste dans un village amazigh dans la campagne marocaine. Quand j'y suis allĂ©, les villageois m'attendaient Ă  plusieurs kms du village, car il n'y a avait pas de route. Ils Ă©taient venus avec des Ăąnes pour transporter mes bagages. C'Ă©tait Ă©prouvant comme voyage. Quand je suis arrivĂ© au village, les habitants me rassurĂšrent et me dirent qu'ils s'occuperont de mes achats, des mes approvisionnements en eau, etc. L'essentiel est que je reste pour enseigner Ă  leurs enfants. Les habitants vivaient dans un dĂ©nuement total. Pas d'eau courante, pas d'Ă©lectricitĂ©, pas de route, pas de dispensaire, mĂȘme pas d'ambulance en cas d'urgence. Il y avait un seul poste de tĂ©lĂ©vision Ă  batterie dans le village et le propriĂ©taire l'amenait Ă  la place du village pour les matchs de football. J'ai vu de mes propres yeux la misĂšre absolue- PS images tirĂ©es de la page de Michele Jullian et ceux qui ne croient pas Ă  l'intensitĂ© de cette misĂšre peuvent visiter sa page. L'ISLAMOLOGUE SAID DJABELKHIR CONDAMNÉ À 3 ANS DE PRISON FERME VAGUE D'INDIGNATION DANS LES RESEAUX SOCIAUX. On ne met pas la pensĂ©e en prison. Chacun a le droit inaliĂ©nable de rĂ©flĂ©chir, d'exprimer ses idĂ©es pour autant qu'elles n'appellent pas Ă  la violence ni ne portent atteinte Ă  des personnes. Said Djabelkhir est un intellectuel, islamologue, soufi. Il a livrĂ© ses interprĂ©tations hardies sur les textes islamiques, sur les rites, secouant le palmier de l'orthodoxie religieuse. On peut ne pas ĂȘtre en accord avec lui, mais l'affrontement devait se faire sur le terrain acadĂ©mique Ă  l'universitĂ©, sur un plateau de tĂ©lĂ©vision, dans un cafĂ© littĂ©raire. Pas dans un tribunal. Provoquant l'extase des islamistes, partisans de la noirceur, cette condamnation a Ă©tĂ© largement dĂ©noncĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux par les algĂ©riennes et algĂ©riens acquis Ă  la modernitĂ© et la dĂ©mocratie. Cette condamnation de Said Djabelkhir montre clairement que l'AlgĂ©rie est plus que jamais divisĂ©e en deux une AlgĂ©rie islamiste ancrĂ©e dans les tĂ©nĂšbres, hors du temps et cultivant la haine des libertĂ©s et une AlgĂ©rie aspirant Ă  la modernitĂ©, aux libertĂ©s individuelles et collectives, et aspirant Ă  faire partie du monde. À noter que Said Djabelkhir n'est pas sous Ă©crou, il pourra dĂ©poser son recours en libertĂ©. L'ISLAMOLOGUE SAID DJABELKHIR CONDAMNÉ À 3 ANS DE PRISON FERME VAGUE D'INDIGNATION DANS LES RESEAUX SOCIAUX. On ne met pas la pensĂ©e en prison. Chacun a le droit inaliĂ©nable de rĂ©flĂ©chir, d'exprimer ses idĂ©es pour autant qu'elles n'appellent pas Ă  la violence ni ne portent atteinte Ă  des personnes. Said Djabelkhir est un intellectuel, islamologue, soufi. Il a livrĂ© ses interprĂ©tations hardies sur les textes islamiques, sur les rites, secouant le palmier de l'orthodoxie religieuse. On peut ne pas ĂȘtre en accord avec lui, mais l'affrontement devait se faire sur le terrain acadĂ©mique Ă  l'universitĂ©, sur un plateau de tĂ©lĂ©vision, dans un cafĂ© littĂ©raire. Pas dans un tribunal. Provoquant l'extase des islamistes, partisans de la noirceur, cette condamnation a Ă©tĂ© largement dĂ©noncĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux par les algĂ©riennes et algĂ©riens acquis Ă  la modernitĂ© et la dĂ©mocratie. Cette condamnation de Said Djabelkhir montre clairement que l'AlgĂ©rie est plus que jamais divisĂ©e en deux une AlgĂ©rie islamiste ancrĂ©e dans les tĂ©nĂšbres, hors du temps et cultivant la haine des libertĂ©s et une AlgĂ©rie aspirant Ă  la modernitĂ©, aux libertĂ©s individuelles et collectives, et aspirant Ă  faire partie du monde. À noter que Said Djabelkhir n'est pas sous Ă©crou, il pourra dĂ©poser son recours en libertĂ©. LE DERNIER APPEL D’UNE MÈRE Une petite maison kabyle au fil du temps qui s'Ă©grĂšne dans le rythme presque immuable des saisons. Le poids serein des siĂšcles est maĂźtre du temps et des lieux. Une vieille femme sent le froid de la mort monter doucement, mais inexorablement le long de ses jambes. Jadis vĂ©loces, ces jambes l'ont portĂ©e partout le long des collines, des adrets brĂ»lants et des ubacs frais, le long des sentiers abrupts bordĂ©s de buissons d'arbousiers et de lentisques. Elles ont supportĂ© pendant tant d'annĂ©es la charge des olives et du bois de chauffage. AllongĂ©e sur son lit, le parcours de sa vie dĂ©file dans sa mĂ©moire convoquĂ©e dans les derniers instants. Ses parents disparus viennent la visiter chaque nuit. Elle se voit courir, enfant, dans les ruelles, ou parmi les fleurs innombrables des prĂ©s. Elle entend ses rires d'insouciance, de joie inaltĂ©rable de vie promise Ă  l'Ă©ternitĂ©. Elle voit cette petite fille qu’elle a superbement Ă©tĂ©, son mariage, ses enfantements dans la douleur, la lutte quotidienne pour Ă©lever ses enfants, et le dĂ©nuement qui menaçait, toujours
 Son fils Ahmed, lui manque. Depuis qu'il est parti en France, il n'est plus revenu. C'est un amjah, comme on dit. AnnĂ©e aprĂšs annĂ©e, elle espĂ©rait le voir un jour sur le seuil de la maison. Elle lui a pardonnĂ© de l'avoir privĂ©e de sa face chĂ©rie. Il lui envoyait de l'argent mais c'est son visage qui lui a toujours manquĂ©. Elle l'aime comme seule la chair peut aimer sa propre chair. Elle Ă©prouve un dĂ©sir tenace de le revoir, revoir son visage, promener ses mains sur son front, avant que ses yeux se ferment Ă  jamais. Elle ne peut partir comme ça, dans la dĂ©chirure avec l’ĂȘtre aimĂ©, dans l'atroce douleur de la solitude. Elle perd ses forces, elle sent que bientĂŽt Celle qui a raison de tout l'emportera dans son fleuve immense oĂč tout devient vanitĂ©. Un jour, vers l'heure d’azouzwou, quand le soleil dĂ©clinant accorde sa clĂ©mence dans la brise vespĂ©rale, on la voit sortir pĂ©niblement de sa demeure. Elle vient Ă  la tajmaath. Les hommes assis sur les dalles de granit se taisent, apeurĂ©s et fascinĂ©s par cette mort ambulante. Elle dirige sa face diaphane vers le nord, appuyant ses mains sur le tronc du micocoulier sĂ©culaire. Elle crie trois fois le nom de son fils bien aimĂ©, de toute la force de ses derniers souffles. L'Ă©cho de son appel se rĂ©percute Ă  travers les collines oĂč le vent gĂ©mit en battant les pins sylvestres et les oliviers. Trois fois, ce vent furieux semble dĂ©vorer l’appel de la mĂšre. La vieille femme retourne chez elle. La mort la suit comme une ombre. Huit jours plus tard, le village est surpris de voir son fils arriver. PĂąle, rĂ©pondant briĂšvement aux saluts, il va au chevet de sa mĂšre. Elle ouvre ses yeux. - Je savais que tu viendras. Elle tend les mains, le touche, caresse sa tĂȘte. - Merci mon enfant. Je peux m'en aller tranquille maintenant. Plus tard, les gens questionnent Ahmed. Il marchait dans une rue de Paris et il entendit, noyĂ© dans une sorte de vent lointain, un appel. Trois fois le cri dĂ©sespĂ©rĂ©, par-delĂ  les hautes montagnes et la mer si vaste, avait retenti. Trois fois, il se retourna sur le trottoir bondĂ© de vie urbaine, le cƓur battant. Il ne vit personne. Mais il avait entendu l'appel. Il avait reconnu la voix. Et il savait ce qui lui restait Ă  faire. LE DERNIER APPEL D’UNE MÈRE Une petite maison kabyle au fil du temps qui s'Ă©grĂšne dans le rythme presque immuable des saisons. Le poids serein des siĂšcles est maĂźtre du temps et des lieux. Une vieille femme sent le froid de la mort monter doucement, mais inexorablement le long de ses jambes. Jadis vĂ©loces, ces jambes l'ont portĂ©e partout le long des collines, des adrets brĂ»lants et des ubacs frais, le long des sentiers abrupts bordĂ©s de buissons d'arbousiers et de lentisques. Elles ont supportĂ© pendant tant d'annĂ©es la charge des olives et du bois de chauffage. AllongĂ©e sur son lit, le parcours de sa vie dĂ©file dans sa mĂ©moire convoquĂ©e dans les derniers instants. Ses parents disparus viennent la visiter chaque nuit. Elle se voit courir, enfant, dans les ruelles, ou parmi les fleurs innombrables des prĂ©s. Elle entend ses rires d'insouciance, de joie inaltĂ©rable de vie promise Ă  l'Ă©ternitĂ©. Elle voit cette petite fille qu’elle a superbement Ă©tĂ©, son mariage, ses enfantements dans la douleur, la lutte quotidienne pour Ă©lever ses enfants, et le dĂ©nuement qui menaçait, toujours
 Son fils Ahmed, lui manque. Depuis qu'il est parti en France, il n'est plus revenu. C'est un amjah, comme on dit. AnnĂ©e aprĂšs annĂ©e, elle espĂ©rait le voir un jour sur le seuil de la maison. Elle lui a pardonnĂ© de l'avoir privĂ©e de sa face chĂ©rie. Il lui envoyait de l'argent mais c'est son visage qui lui a toujours manquĂ©. Elle l'aime comme seule la chair peut aimer sa propre chair. Elle Ă©prouve un dĂ©sir tenace de le revoir, revoir son visage, promener ses mains sur son front, avant que ses yeux se ferment Ă  jamais. Elle ne peut partir comme ça, dans la dĂ©chirure avec l’ĂȘtre aimĂ©, dans l'atroce douleur de la solitude. Elle perd ses forces, elle sent que bientĂŽt Celle qui a raison de tout l'emportera dans son fleuve immense oĂč tout devient vanitĂ©. Un jour, vers l'heure d’azouzwou, quand le soleil dĂ©clinant accorde sa clĂ©mence dans la brise vespĂ©rale, on la voit sortir pĂ©niblement de sa demeure. Elle vient Ă  la tajmaath. Les hommes assis sur les dalles de granit se taisent, apeurĂ©s et fascinĂ©s par cette mort ambulante. Elle dirige sa face diaphane vers le nord, appuyant ses mains sur le tronc du micocoulier sĂ©culaire. Elle crie trois fois le nom de son fils bien aimĂ©, de toute la force de ses derniers souffles. L'Ă©cho de son appel se rĂ©percute Ă  travers les collines oĂč le vent gĂ©mit en battant les pins sylvestres et les oliviers. Trois fois, ce vent furieux semble dĂ©vorer l’appel de la mĂšre. La vieille femme retourne chez elle. La mort la suit comme une ombre. Huit jours plus tard, le village est surpris de voir son fils arriver. PĂąle, rĂ©pondant briĂšvement aux saluts, il va au chevet de sa mĂšre. Elle ouvre ses yeux. - Je savais que tu viendras. Elle tend les mains, le touche, caresse sa tĂȘte. - Merci mon enfant. Je peux m'en aller tranquille maintenant. Plus tard, les gens questionnent Ahmed. Il marchait dans une rue de Paris et il entendit, noyĂ© dans une sorte de vent lointain, un appel. Trois fois le cri dĂ©sespĂ©rĂ©, par-delĂ  les hautes montagnes et la mer si vaste, avait retenti. Trois fois, il se retourna sur le trottoir bondĂ© de vie urbaine, le cƓur battant. Il ne vit personne. Mais il avait entendu l'appel. Il avait reconnu la voix. Et il savait ce qui lui restait Ă  faire LA LAÏCITÉ KABYLE Dans un village kabyle, la sĂ©paration du profane et du religieux est consubstantielle Ă  son identitĂ© profonde, mais elle dĂ©finit Ă©galement son rapport au monde. L'amravedh ou cheikh taddarth s'occupe des choses du culte, seulement. Il conduit la priĂšre Ă  la mosquĂ©e, participe aux rituels mortuaires et aux cĂ©rĂ©monies de mariage. Il rappelle Ă  l'occasion, Ă  l’intĂ©rieur de la mosquĂ©e, quelques rĂšgles de bonne conduite. Il n’a aucun pouvoir autoritaire sur les personnes et la citĂ©. La religion n'est pas le fondement de la morale. Elle ne constitue donc pas une valeur dominante. Chaque habitant est dĂ©positaire du nom de sa famille, comme hĂ©ritage infrangible, Ă  embellir et prĂ©server de toute souillure. Son comportement obĂ©it au code d'honneur et aux rĂšgles Ă©dictĂ©es par les sages du village. La valeur sociale d'une personne ne dĂ©pend aucunement de sa religiositĂ©. Il peut ĂȘtre non croyant et jouir, de par ses actions, d'un grand prestige. Il peut ĂȘtre religieux assidu Ă  la mosquĂ©e et occuper dans l'opinion gĂ©nĂ©rale une piĂštre position. L’islam coexiste avec les croyances millĂ©naires, pĂ©rennes et vivantes. Les kabyles croient aux esprits veilleurs, bienveillants et accompagnateurs, qui vivent dans un monde parallĂšle, le monde de l'invisible. Le kabyle a, dans son rapport Ă  la religion, une libertĂ© prĂ©cieuse qui peut servir de modĂšle au monde en cette pĂ©riode oĂč fleurissent les doutes, oĂč la surenchĂšre religieuse menace les libertĂ©s chĂšrement acquises. La laĂŻcitĂ© est la mĂšre de toutes les libertĂ©s et une condition irrĂ©fragable pour la dignitĂ©. Et cela, les kabyles l'ont compris depuis longtemps. DRAME AU CANADA. Victime de la violence des gangs Meriem Boundaoui, jeune algĂ©rienne de Bejaia, est arrivĂ©e, il y a deux ans, au Canada oĂč vivent dĂ©jĂ  ses deux sƓurs ainĂ©es. Elle voulait continuer ses Ă©tudes et vivre dans un pays de libertĂ©. Elle Ă©tait une bonne Ă©lĂšve qui aimait la vie, selon une ancienne enseignante algerienne. Il y a quelques jours, une fusillade a Ă©clatĂ© au coin de la rue Jean Talon/Valdombre, Ă  proximitĂ© du stationnement d'une boulangerie. La fusillade semblait, selon la presse, ĂȘtre le fait de gangs de rues, ces bandes de jeunes et moins jeunes liĂ©es au crime organisĂ©. Meriem fut mortellement touchĂ©e par balles. Elle n'avait rien Ă  voir dans cette affaire. Elle Ă©tait une victime collatĂ©rale de cette violence qui gangrĂšne les villes nord amĂ©ricaines. Meriem sera rapatriĂ©e en AlgĂ©rie pour ĂȘtre enterrĂ©e parmi les siens. Ses sƓurs sont inconsolables. Elles se sont recueillies Ă  l'endroit encore tachĂ© par le sang de leur sƓur qui a rougi la neige. Larmes et cris expriment toute la tristesse de cette famille entourĂ©e de la communautĂ© compatissante. Du rĂȘve Ă  la tragĂ©die, tel est le destin de Meriem Boundaoui. L'ISLAMISME FRAPPE EN FRANCE UN ENSEIGNANT DECAPITÉ Un professeur d'histoire a Ă©tĂ© dĂ©capitĂ© dans la rue par un homme d'origine tchĂ©tchĂšne. Ce meurtre atroce survient aprĂšs un conflit entre certains parents d'Ă©lĂšves et l'enseignant qui a montrĂ© les caricatures du prophĂšte Mohamed Ă  ses Ă©lĂšves, dans le cadre d'un cours sur la libertĂ© d'expression. Il a provoquĂ© la consternation en France avec un retentissement international. L'islamisme, mutation politique de la religion musulmane, est prĂ©sent en force dans les pays occidentaux. Il est de plus en plus offensif Ă  mesure que croit sa force, de plus en plus pesant sur la sociĂ©tĂ© qu'il combat, doucement parfois, mais avec la mĂȘme dĂ©termination. Il agit, parfois avec fracas, souvent en silence mais toujours avec le mĂȘme objectif le rĂšgne de la charia islamique sur toute la Terre. Il est opposĂ© frontalement avec la dĂ©mocratie, la libertĂ©, la modernitĂ©. Terriblement malin, opportuniste professionnel, l'islamisme utilise la libertĂ© d'exister pour anĂ©antir la libertĂ© des autres. Il use de la dĂ©mocratie pour la tuer. EmpĂȘtrĂ©e dans ses lois, la dĂ©mocratie occidentale s'avĂšre impuissante, elle lui tend la gorge, victime de sa non-stratĂ©gie et du populisme de ses gouvernants. L'islamisme fait un travail de longue haleine, notamment auprĂšs des enfants dans les mosquĂ©es, dans les associations, dans les salles de sport, dans la rue, dans les cafĂ©s. Partout il est prĂ©sent, jouant avec la problĂ©matique identitaire, exacerbant les conflits raciaux, usant de la misĂšre, de la nostalgie, de la discrimination dont il fait son carburant idĂ©ologique. Les enfants sont sa cible prĂ©fĂ©rĂ©e, il remplit leurs Ăąmes innocentes et vierges de haine des autres et de terreur de l'enfer. Les jeunes enfants terrorisĂ©s, conditionnĂ©s, enrĂŽlĂ©s, se retrouvent prisonniers Ă  perpĂ©tuitĂ© de cette idĂ©ologie mortelle. L'islamisme prĂ©pare doucement son armĂ©e qu'il lancera Ă  l'assaut le moment venu, quand il sera certain de ses forces. En face, une sociĂ©tĂ© dĂ©semparĂ©e, tĂ©tanisĂ©e, et une masse de musulmans victimes collatĂ©rales, abasourdis par cette guerre menĂ©e en leur nom et Ă  laquelle ils n'adhĂšrent pas. Et des hommes politiques qui font des discours populistes pour gagner les Ă©lections. Paix Ă  l'Ăąme de cet enseignant. MOISE ET JESUS EN TERRE D'ISLAM En AlgĂ©rie, les noms de Moise et de JĂ©sus sont sacrĂ©s et respectĂ©s, ils ne sont Ă©voquĂ©s qu'avec la formule de salutations qui leur est due. On ne parle d'eux qu'en bien. AthĂ©es et musulmans partagent cette vĂ©nĂ©ration hĂ©ritĂ©e du passĂ©. Beaucoup de personnes portent le prĂ©nom de JĂ©sus Aissa, de Moise Moussa, Joseph Youcef, Marie Mariam, Jean Yahya, Jacob yacoub, David Daoud etc. Les noms des personnages bibliques du judaĂŻsme et de la chrĂ©tientĂ© sont Ă©galement donnĂ©s Ă  des villages et des villes. On trouve en AlgĂ©rie la ville de Sidi Aissa Seigneur JĂ©sus ou bien Taourit Moussa la colline de Moise, Sidi Moussa Seigneur Moise. Une mosquĂ©e porte le nom de Vava Moussa PĂšre Moise. Il y a quelques dĂ©cennies, le christianisme s'est rĂ©installĂ© en AlgĂ©rie. S'ajoutant aux Ă©glises et cathĂ©drales existantes dĂ©jĂ  auparavant, de nouvelles chapelles et salles de priĂšre ont vu le jour. Pour une sociĂ©tĂ© qui Ă©tait en proie Ă  l'unicitĂ© politique et religieuse et fruit d'une longue guerre d'indĂ©pendance, l'Ă©mergence d'une religion autre que l'islam s'est plutĂŽt bien passĂ©. Les convertis et nouveaux adeptes du Christ n'ont pas Ă©tĂ© inquiĂ©tĂ©s par les musulmans, mĂȘme si certains disaient leur incomprĂ©hension devant ce phĂ©nomĂšne. Il n'y a jamais eu d'agression contre des convertis. Il y a mĂȘme eu un rassemblement de soutien de musulmans au profit de deux chrĂ©tiens accusĂ©s de faire du prosĂ©lytisme et qui ont Ă©tĂ© relĂąchĂ©s par la suite. Doucement mais surement, la multiplicitĂ© religieuse est entrĂ©e dans les mƓurs. La tolĂ©rance, parfois, se trouve lĂ  oĂč on l'attendait le moins. 29 octobre 2020. TUNISIE LA RÉVOLUTION DU JASMIN AGONISE DANS L'ISLAMISME. La rĂ©volution tunisienne, qui a fait tomber le dictateur Ben Ali, a Ă©chouĂ©, inĂ©vitablement et lamentablement, dans les marĂ©cages de l'islamisme. Le parti islamiste Ennahda au pouvoir vient de donner la preuve que l'islam politique ne peut enfanter que la dictature. Il vient de condamner une blogueuse tunisienne Ă  6 mois de prison ferme pour crime de lĂšse-islam. Emna Chargui avait publiĂ©, sur sa page Facebook, un post satirique incitant Ă  se protĂ©ger du Coronavirus, rĂ©digĂ© sous forme de verset coranique. Cela avait suffi pour qu'elle soit convoquĂ©e, jugĂ©e et condamnĂ©e. Entre temps, elle avait reçu des milliers de menaces de mort, de viol, de condamnations infernales. Toutes ces menaces, le pouvoir ne les a pas vues. Il Ă©tait inĂ©vitable qu'une rĂ©volution infiltrĂ©e par les islamistes aboutisse Ă  une situation pire que la dictature prĂ©cĂ©dente. L'islam politique ne peut garantir les libertĂ©s, il est lĂ  pour les Ă©craser et soumettre les corps et les esprits. L'islam politique est un cimetiĂšre des libertĂ©s et une fabrique de malheurs. CHERIFI UNE ÉCRITURE DE HAUT VOL quand on lit Laakri Cherifi, on est impressionnĂ© par l'agencement impeccable de ses mots, la prĂ©cision de sa sĂ©mantique, la fluiditĂ© de son cours, la pertinence de ses idĂ©es, la beautĂ© intrinsĂšque contenue dans ses textes et le souffle poĂ©tique qui s'en dĂ©gage. Elle vient de publier une oeuvre majeure sur les chanteuses kabyles. C'est un livre dense, savant, qui interroge Ă  la fois l'histoire, la sociologie, la poĂ©sie et la musique sur une longue pĂ©riode depuis les balbutiements du chant fĂ©minin jusqu'Ă  aujourd'hui. Un livre trĂšs instructif, bien Ă©crit oĂč l'auteure a mis toute sa sensibilitĂ© et son gout de la prĂ©cision. On y dĂ©couvre les chanteuses avec leurs histoires personnelles, leur entourage familial, leur milieu de vie. Chrifa, Djamila, Nouara, Nora, et tant d'autres ont dĂ» s’exiler du village vers la ville, de leur communautĂ© vers l'inconnu, de leurs quartiers vers la place publique. Elles ont gagnĂ© la libertĂ© de chanter, mais l'ont payĂ©e chĂšrement en perdant leurs familles qui les ont souvent reniĂ©es. Elles ont perdu leurs noms pour n'ĂȘtre plus que des prĂ©noms lĂ©gers sans filiation et sans Ăąme. Mais elles ont libĂ©rĂ© la parole des femmes qui, auparavant, n'Ă©tait qu'un souffle inaudible, un murmure dans les patios et les arriĂšres cours, Ă  l'ombre du mĂąle dominant. Ces illustres pionniĂšres ont posĂ© les premiĂšres pierres de la chanson fĂ©minine kabyle. Beaucoup de jeunes chanteurs d'aujourd’hui reprennent leurs chansons mot Ă  mot et leurs mĂ©lodies sans mĂȘme les citer. Le cas de Cherifa est Ă©difiant. Laakri cherifi est docteur en lettres modernes et cinĂ©ma. Elle est enseignante, Ă©crivaine, chroniqueuse, scĂ©nariste et sĂ©miologue de cinĂ©ma, Laakri Cherifi poursuit depuis quelques annĂ©es des recherches sur le cinĂ©ma maghrĂ©bin, français et amĂ©ricain, ainsi que l’histoire des BerbĂšres en Afrique du Nord. UN AN DE PRISON FERME POUR AMIRA BOURAOUI Amira Bouraoui, gynĂ©cologue, militante de la dĂ©mocratie est condamnĂ©e Ă  un an de prison ferme. Au delĂ  de sa souffrance personnelle et celle de ses enfants orphelins de sa prĂ©sence, il y a cette intolĂ©rable atteinte Ă  la pensĂ©e et Ă  la libre expression. Cette terre algĂ©rienne est 'Terre des femmes', elle est pavĂ©e de noms de toutes celles qui, depuis des millĂ©naires, ont participĂ© ou conduit la rĂ©sistance aux invasions. Kahena, Fadhma N'soumer, Zoulikha Oudai, Hania El Hourra, Djamila Bouhired, Hassiba Ben Bouali, Zohra Drif et tant d'autres ont laissĂ© leurs noms Ă  la postĂ©ritĂ©. Depuis l'indĂ©pendance, d'autres femmes ont pris le relais pour dire non Ă  l’oppression, non Ă  la pensĂ©e unique, non Ă  l'islam politique qui ambitionnait de faire disparaĂźtre l’AlgĂ©rie en tant que nation et sociĂ©tĂ© pour installer la charia islamique. Quels que soient leurs itinĂ©raires personnels, ces hĂ©roĂŻnes ont militĂ© et continuent de le faire. Louiza Hanoune, Nouria Benghabrit, Khalida Toumi, Leila Aslaoui, Zoubida Assoul et beaucoup d'autres ont apportĂ© leur Ă©nergie Ă  la lutte pour le meilleur. À l'heure des rĂ©seaux sociaux, on se rend compte Ă  quel point les femmes sont plus courageuses, plus dĂ©terminĂ©es, plus engagĂ©es dans les combats pour la dĂ©mocratie et la libertĂ©, toutes les libertĂ©s. Le cƓur du mouvement populaire, le Hirak, est fĂ©minin. Elles s'expriment en poĂ©sie, en textes percutants, en littĂ©rature, en analyses fines et pertinentes, en courage et en lumiĂšre. On peut mettre une femme en prison, mais ses idĂ©es demeurent libres. PS 'Terre des femmes' est le titre d'un roman de Nassira Belloula. LE NOUVEL ANTI-RACISME EST UN RACISME DÉGUISÉ EN HUMANISME....Nous ne pouvons pas parler de racisme systĂ©mique en France car ce serait insulter la mĂ©moire de ceux qui sont nĂ©s ailleurs qui ont fait la France. Hegesippe Jean Legitimus, premier et plus jeune dĂ©putĂ© noir en 1898, mais aussi les Senghor, Houphouet Bogny...sans oublier Rama yade, Harlem Desir, Rachida Dati, Christiane Taubira et jusqu' Ă  la porte parole du gouvernement actuel Sibeth Ndiaye, sont des figures publiques et lĂ©gitimes... ... Une image m'a particuliĂšrement glacĂ©e lors de la manifestation de soutien Ă  Adama TraorĂ©, un policier français noir se fait harceler par la foule qui lui crie 'vendu! t'as pas honte?' ... Reprocher Ă  un homme noir d’ĂȘtre policier Ă©quivaut exactement d'interdire Ă  un homme noir l’accĂšs Ă  la dĂ©putation, Ă  un bar ou un mariage sous prĂ©texte de sa couleur.... ...Sous entendre que tout blanc est mauvais... et que tout noir est victime, c'est rĂ©duire tous les hommes... ...Tous les habitants de banlieue ne sont pas des voyous, tous les noirs ne sont pas dealers, tous les blancs ne sont pas riches et racistes... ...L’ascenseur social est en panne, qui ralentit l’accĂšs des non bourgeois aux postes de pouvoir et pĂ©rennise un systĂšme de castes qui se joue dĂšs la maternelle.... ...Combattre le racisme en utilisant un vocabulaire raciste n'est pas de l'antiracisme, mais le renouveau de la sĂ©grĂ©gation... ...La culture française est assez solide pour rĂ©sister Ă  la dĂ©ferlante anti-raciste qui n'est qu'un racisme dĂ©guisĂ© en humanisme... Abnousse Shalmani est nĂ©e en Iran sous le rĂ©gime islamique instaurĂ© par khomeiny. Elle est arrivĂ©e en France Ă  huit ans sans parler français. Elle est opposĂ©e au fĂ©minisme islamique qui dĂ©fend le voile au nom de la libertĂ© ''non, il n'y a rien de honteux, de rĂ©prĂ©hensible, de sale dans un corps de femme. Il n'y a rien dans ce corps qui justifie de lui imposer un code vestimentaire, [
] de le recouvrir de pudeur tout en se rĂ©clamant de la libertĂ©'' Abnouse Shalmani a une voix grave dans un corps mince. Ses doigts fins et nerveux accompagnent son dĂ©bit de parole, fluide et continu, les mots semblent lui venir sans efforts. Elle vit en mĂ©tĂšque, comme 'une libertĂ© qui flotte', libre du passĂ© qui reste en mĂ©moire, avec un amour total de la langue française et de la littĂ©rature, 'le seul pays d'oĂč on ne peut pas me virer'. Dans ce reportage tant dĂ©criĂ©, des jeunes filles et garçons ont osĂ© parler sans mettre la museliĂšre de l'hypocrisie. Ils ont osĂ© dire leurs rĂȘves Ă©chouĂ©s dans le carcan de l'unanimisme, leurs fraĂźche jeunesse prise dans les rets des interdits. Ils ont exprimĂ© leur amertume, leur dĂ©sespoir d’ĂȘtre dans un pays oĂč la vie est circonscrite dans le cercle Ă©troit du halal et du ont parlĂ© de leurs pulsions de vie enfouies profondĂ©ment dans notre inconscient collectif par la peur du qu'en dira-t-on, la peur des oreilles faussement chastes, la peur de l'enfer d'ici et de l'au-delĂ . Ils ont osĂ© prononcĂ© les mots interdits sexe, alcool, embrasser... SacrilĂšge! Crime abominable! Et ils ont parlĂ© en français, en trĂšs bon français, ce butin de guerre Katebien, une langue nationale que certains continuent encore de nier, voire de criminaliser. Ces jeunes qui ont parlĂ© sont le vrai Hirak, le Hirak de celles et ceux qui veulent la libertĂ© de vivre, de boire et de manger ce qu'ils veulent, de croire ou de ne pas croire, de briser le cercle des interdits sĂ©culaires dressĂ©s par le fanatisme et la tradition. Il est certainement plus facile d'abattre un homme, un systĂšme mĂȘme que de briser les murs des prisons mentales. Beaucoup de peuples l'ont appris Ă  leur dĂ©pens en se retrouvant, aprĂšs leurs rĂ©volutions, dans des situations encore plus affligeantes. Les cas de l'Iran, de l'Egypte, de la Tunisie, devraient servir de leçons universelles. Pour ĂȘtre un moteur des libertĂ©s, d'un avenir meilleur pour toutes les algĂ©riennes et algĂ©riens, le mouvement populaire ne peut faire l'Ă©conomie de la clarification idĂ©ologique afin qu'il neutralise les porteurs d'obscuritĂ©. Car, tels des hyĂšnes qui ont senti le sang de la bĂȘte blessĂ©e, les islamistes sont Ă  l’affĂ»t. Leurs rĂ©actions envers ces jeunes sont trĂšs rĂ©vĂ©latrices de leur volontĂ© non amendable de rĂ©primer les libertĂ©s les plus Ă©lĂ©mentaires. À ces jeunes qui ont parlĂ©, bravo! Vous ĂȘtes l’espoir. UN ISLAMISTE S'ATTAQUE À UNE la beautĂ© aura disparu de ce monde, que restera t'il? À quoi sert il de vivre, est il encore possible de sourire Ă  l'Ă©veil du jour? Quand toutes les lumiĂšres seront Ă©teintes, Ă  quoi bon mĂȘme se lever les matins?Un monde sans femmes, sans chevelures, sans fresques, sans musiques, sans rien. Rien. Rien que le silence dans la vaste obscuritĂ© ou on n’entendra plus que les complaintes lugubres de la mort? Abou Pinceau a effacĂ© Ă  la peinture le visage fĂ©minin de cette fresque d'une rue de la capitale algĂ©rienne. Il a purifiĂ© la rue de la beautĂ© qui la souillait. - Il faut effacer les yeux- lui lance son ami portant une barbe. Ah! Ces yeux, ces yeux de femme qui osent regarder! Ces yeux criminels qui osent s'approprier le monde. Il faut les fermer! -Nous avons fait cela pour Allah tout puissant- disent ils Ă  la fin de leur acte purificateur. Ils rĂȘvent de tout effacer, d'instaurer la charia islamique, puis de tout faire pour aller vivre en France ou au canada. Les monstres sont parmi nous. Un imam laĂŻc et moderne Ce n'est pas seulement son apparence qui bat en brĂšche les clichĂ©s rĂ©dhibitoires de la laideur sacralisĂ©e. Car Hocine Drouiche, imam de NĂźmes, est bel homme, sans chĂ©chia superfĂ©tatoire sur la tĂȘte, sans tache sombre au front, sans barbe hirsute, et surtout sans cette haine sacerdotale qui gĂźt, menaçante, dans le regard de certains de nos dĂ©vots et qui part comme une balle Ă  la vue de la libertĂ© ou de la beautĂ© en mouvement. Ses idĂ©es sont des vagues de fraĂźcheur dans les miasmes dĂ©lĂ©tĂšres de la sous-pensĂ©e islamiste arc-boutĂ©e dans la haine de la diffĂ©rence, l'ignorance Ă©levĂ©e comme vertu, l'Ă©ro-misogynie pathologique, l’antisĂ©mitisme assumĂ©. Est il l'hirondelle qui annonce le printemps dans ces aires de dĂ©solation mentale oĂč les jeunes, empĂȘchĂ©s de vivre par la barriĂšre des interdits, demandent aux tĂ©lĂ©-prĂ©dicateurs la couleur des cheveux des vierges du paradis? On voit trĂšs rarement un imam dĂ©fendre les athĂ©es, la libertĂ© de croire ou de ne pas croire, on voit trĂšs rarement un imam aller en IsraĂ«l pour promouvoir la paix ou s’opposer rĂ©solument Ă  l'islam politique. Hocine Drouiche est une exception courageuse en cette pĂ©riode oĂč le monde musulman est vidĂ© de son intelligence et piĂ©gĂ© dans le cercle Ă©troit du halal et du haram. DEFI RELEVÉSUITE 'VASTE EST LA PRISON' D'ASSIA DJEBAR ...Longtemps, j'ai cru qu'Ă©crire c'Ă©tait mourir, mourir lentement. DĂ©plier Ă  tĂątons un linceul de sable ou de soie sur ce que l'on a connu piaffant, palpitant. L'Ă©clat de rire gelĂ©. Le dĂ©but de sanglot pĂ©trifiĂ©. Oui, longtemps, parce que, Ă©crivant, je me remĂ©morais, j'ai voulu m'appuyer contre la digue de la mĂ©moire, ou contre son envers de pĂ©nombre, pĂ©nĂ©trĂ©e peu Ă  peu de son froid. Et la vie s'Ă©miette; et la trace vive se dilue. Ecrire sur le passĂ©, les pieds empĂȘtrĂ©s dans un tapis de priĂšre, qui ne serait pas mĂȘme une natte de jute ou de crin, jetĂ©e au hasard sur la poussiĂšre d'un chemin Ă  l'aurore, ou au pied d'une dune friable, sous le ciel immense d'un soleil couchant. Silence de l'Ă©criture, vent du dĂ©sert qui tourne sa meule inexorable, alors que ma main court, que la langue du pĂšre langue d'ailleurs muĂ©e en langue paternelle dĂ©noue peu Ă  peu, sĂ»rement, les langes de l'amour mort; et le murmure affaibli des aĂŻeules loin derriĂšre, la plainte hululante des ombres voilĂ©es flottant Ă  l'horizon, tant de voix s'Ă©claboussent dans un lent vertige de deuil- alors que ma main court... Fatma Zora Imalayene, dite Assia Djebar est nĂ©e le 30 juin 1936 Ă  Cherchell, Ă  une centaine de kilomĂštres Ă  l’ouest d' a enseignĂ© Ă  Alger, Rabat, Ă  l’universitĂ© de Louisiane et de New York. elle a Ă©tĂ© productrice de cinĂ©ma et Ă©crivaine. Elle a Ă©tĂ© Ă©lue Ă  l'acadĂ©mie française . Rares sont les Ă©crivains dont les mots reflĂštent Ă  la perfection l'image, au point d'en paraĂźtre comme le prolongement Ă©motionnel dĂ©sincarnĂ©. Assia Djebar Ă©tait passionnĂ©e d'ĂȘtre femme, mais femme non pas de la soumission, non pas du renoncement Ă  elle mĂȘme, mais femme du refus, femme du verbe car elle a repris la parole fĂ©minine confisquĂ©e, Ă©touffĂ©e, qui ne s'exprimait jusqu'ici qu'en murmures, en plaintes silencieuses dans les patios, dans les arriĂšres cours. Elle Ă©crit comme elle respire, dans une narration non linĂ©aire, en rebonds, suivant les courbes de ses Ă©motions, de ses voyages intĂ©rieurs dans sa mĂ©moire vouĂ©e au silence, mais qu'elle ressuscite par des arrachements, des plaintes, des cris qui rĂ©sonnent dans la vaste prison des femmes. 'RUE DES TAMBOURINS' DE MARIE-LOUISE TAOS AMROUCHE ..Je garde le souvenir d'un sommeil dĂ©chirĂ©, de loin en loin, par le sifflement du train dans la nuit. Depuis, oĂč que je sois, dĂšs qu'un train siffle, la nuit, je sens comme un fin poignard fendre mon Ăąme, et ce sont les petites gares d'Afrique du Nord qui surgissent illuminĂ©es, avec leurs grands eucalyptus, leurs faux poivriers et leurs bouquets de gĂ©raniums, ces petites gares dĂ©sertes, trop neuves et trop blanches sous le ciel vide. Nous Ă©tions dix, en nous comptant tous. Et la grappe que nous formions ne m'avait jamais tant frappĂ©e par sa lourdeur et le serrĂ© de ses grains... Taos Amrouche dans 'Rue des tambourins'. Kabyle, chrĂ©tienne, Ă©crivaine et chanteuse du rĂ©pertoire ancestral venu du fonds des ages, Marie Louise Taos a vĂ©cu Ă  la confluence de deux cultures, celle de ses parents kabyles chrĂ©tiens et la culture française. Une dense trame Ă©motionnelle issue de son dĂ©chirement et de son ouverture aux quatre vents habite ses mots finement ciselĂ©s. Sa voix, quand elle dĂ©clame les chants transmis par sa mĂšre, charrie cette volontĂ© typiquement kabyle, cette force de vivre, d'exister encore et toujours, dans la joie comme dans le malheur. La voix de Taos rejoint les berceuses et les clameurs des temps anciens. EN KABYLIE, LE FIGUIER POUSSE PARTOUT... C'est un arbre d'une rusticitĂ© Ă  toute Ă©preuve, rĂ©sistant Ă  la chaleur estivale et au gel. Il prospĂšre dans la plaine et la montagne, dans les ubacs frais et les adrets brĂ»lants, sur les terrains argileux ou les sols sableux, au bord de l'eau ou sur les roches arides. Il peut vivre plusieurs siĂšcles. Il pousse sur les murs, incrustant ses racines entre les pierres. Il Ă©merge du bĂ©ton avec la mĂȘme force, profitant d'un trou par oĂč germe sa graine qui , lentement, introduit ses racines jusqu'Ă  la terre. Il jaillit des fonds d'un ouvrage d'art, d'une maison en ruines. Il peuple de sa prĂ©sence les maisons abandonnĂ©es, comme dernier rempart avant l'oubli. Le figuier est un angiosperme dont le fruit est fait d’un ensemble de fleurs protĂ©gĂ©es par un rĂ©ceptacle appelĂ© sycone. il y a trois sortes de figuier -Le figuier mĂąle ou caprifiguier ou dokkar dont les fleurs mĂąles sont en proĂ©minence dans le rĂ©ceptacle. - Le figuier bifĂšre ou avakour qui produit deux gĂ©nĂ©rations de figues, la premiĂšre Ă©tant non fĂ©condĂ©e. - Le figuier femelle, le plus rĂ©pandu en Kabylie car les fruits peuvent se conserver sous forme de figues sĂšches. La pollinisation se fait grĂące au blastophage, petit insecte dont la larve vit dans le figuier mĂąle. Au printemps, l'insecte mature sort et va pondre dans la premiĂšre figue rencontrĂ©e en s'introduisant par le mĂ©at situĂ© Ă  l'opposĂ© du transportant le pollen du figuier mĂąle, Il assure ainsi la fĂ©condation des figues femelles. Celles qui ne sont pas fĂ©condĂ©es tombent Ă  terre. Le plus grand figuier que j'ai vu se trouvait Ă  Thaouit Oulakhrif dans la rĂ©gion de Tizi Rached. Le propriĂ©taire de ce figuier gigantesque me dit que du temps de son pĂšre, il pouvait abriter 4 pair de bƓufs sous l'ombre de sa ramure. LA FEMME AU SOMMET DE L'HUMAIN La religion, judaĂŻque, chrĂ©tienne et islamique, a volĂ© Ă  la femme sa dignitĂ© en la rabaissant au rang de simple outil de plaisir du mĂąle. Elle lui a volĂ© toutes ses libertĂ©s comme on dĂ©plume les ailes d’un oiseau. Mais la religion lui a volĂ© plus que cela. En la faisant naĂźtre, toute honte bue, de la cĂŽte de l’homme, la religion a inversĂ© le rapport de procrĂ©ation et l’a dĂ©possĂ©dĂ©e de son acte le plus noble, le plus important donner naissance Ă  l’humanitĂ© toute entiĂšre. L'Ă©vidence est devenue mensonge, et le mensonge est devenue rĂ©alitĂ© pour une grande partie de l'humanitĂ© qui se laisse berner encore par la fable de la genĂšse. C'est l’homme qui vient de la femme et non l'inverse. Des femmes ont combattu toute leur vie, d'autres continuent de le faire, pour plus de droits, plus de dignitĂ©. Tous les combats vrais des femmes se font, forcement, contre leur ennemi principal la matrice religieuse et patriarcale, qui les avilit, nie leur humanitĂ©. Simone Veil, rescapĂ©e de la Shoah, femme de lumiĂšre, a fait voter le droit Ă  l’avortement, redonnant Ă  la femme la propriĂ©tĂ© de son corps. ThĂ©rĂšse Casgrain a travaillĂ© avec d'autres femmes Ă  faire reconnaĂźtre les droits des femmes, en particulier le droit de vote et d'Ă©ligibilitĂ© au niveau quĂ©bĂ©cois. Nasrin Sotoudeh, avocate iranienne a dĂ©fendu les manifestants contre le rĂ©gime des mollahs et dĂ©fendu les femmes qui enlĂšvent leur voile. Elle est dĂ©tenue en prison en Iran. En mars dernier, la justice de son pays, basĂ©e sur l’islam, la condamnait Ă  trente-trois ans de dĂ©tention et 148 coups de fouet supplĂ©mentaires. Djamila Bouhired a luttĂ© pour l’indĂ©pendance de son pays l'AlgĂ©rie. DĂ©mocrate, moderniste, elle est une icone de la libertĂ© pour les femmes et les hommes. Taous ait Mesghat Ă©crit, de trĂšs belle façon. Ses Ă©crits, lus et partagĂ©s des milliers de fois, sont comme des fleurs sur un champ de bataille. Les femmes algĂ©riennes, Ă  l'instar de Samira Messouci, Louisa Ighilahriz, Nor El Houda Oggadi, sont dans la rue depuis plus d’un an. Elles rejettent le systĂšme, veulent la dĂ©mocratie. Elles subissent la rĂ©pression, la prison parfois, mais maintiennent l’espoir dans un pays oĂč la menace islamiste est toujours prĂ©sente. L'ISLAM POLITIQUE EST-IL SOLUBLE DANS LA DÉMOCRATIE? Voila ce que disait Ali Benhadj -Il n'y a pas de dĂ©mocratie parce que la seule source de pouvoir, c'est Allah, Ă  travers le Coran, et non le peuple. - Si le peuple vote contre la loi d'Allah, cela n'est rien d'autre qu'un blasphĂšme. Dans ce cas, il faut tuer ces mĂ©crĂ©ants pour la bonne raison que ces derniers veulent substituer leur autoritĂ© Ă  celle d'Allah. - Sachez que la dĂ©mocratie est Ă©trangĂšre dans la maison d'Allah. -Prenez garde Ă  celui qui vient vous dire que la notion de dĂ©mocratie existe en islam. Il n'y a pas de dĂ©mocratie en islam. La dĂ©mocratie est kofr [mĂ©crĂ©ance] » Ali Benhadj, Horizons, 23 fĂ©vrier 1989. -Je ne respecte ni les lois, ni les partis qui n'ont pas le Coran. Je les piĂ©tine sous mes pieds. Ces partis doivent quitter le pays. Ils doivent ĂȘtre rĂ©primĂ©s. » Ali Belhadj, dans un meeting Ă  El KolĂ©a, Alger RĂ©publicain, 5 avril 1991. 250 000 morts plus tard, certaines figures du mouvement populaire veulent rĂ©habiliter l'islam politique en AlgĂ©rie en se rĂ©unissant avec Ali Benhadj et un sociologue, thĂ©oricien de 'la rĂ©gression fĂ©conde', veut faire signer aux islamistes un pacte de non violence!!!!. Regardez! On voit ici des figures respectĂ©es du mouvement populaire algĂ©rien entourant Ali Benhadj, l'islamiste notoire, Ă  la chĂ©chia blanche et Ă  l'Ăąme noire. Cet homme Ă©tait un dirigeant du Front Islamique du Salut, dont l'insurrection a fait 250 000 morts pendant la dĂ©cennie noire en AlgĂ©rie. Que fait Bouchachi et le moudjahid Bouregaa avec Ali Benhadj? Pendant la dĂ©cennie noire, rouge du sang des innocents, Ali Benhadj Ă©tait un beau parleur, il savait haranguer les foules, les chauffer Ă  blanc pour les dresser contre la dĂ©mocratie. Il Ă©tait la sĂšve idĂ©ologique des terroristes. Il disait La dĂ©mocratie est koffr mĂ©crĂ©ance. Il ne croyait ni aux droits de l'homme, ni aux libertĂ©s individuelles et collectives, ni Ă  la constitution. Pour Ali Benhadj, la seule loi doit ĂȘtre le Coran, il le disait clairement. Il ajoutait que tout gouvernement non coranique doit ĂȘtre la charia doit rĂ©gner. Ali Benhadj Ă©tait le verbe de la mort qui frappait les intellectuels, les chanteurs, les artistes, les militants dĂ©mocrates, les appelĂ©s du service national, les militaires, les policiers et les gendarmes Ă©gorgĂ©s avec des sourates du Coran. S'il le fallait, il aurait voulu exterminer tout le peuple pour que rĂšgne la charia islamique. Que font les figures du hirak avec cet homme aux mains rouges? Le peuple algĂ©rien ne veut plus la charia, il veut la dĂ©mocratie, les libertĂ©s individuelles et collectives, les droits de l'homme et la dignitĂ© pour toutes et tous. Il ne veut plus des gouffres de l'obscuritĂ© mais les sentiers de lumiĂšre, du progrĂšs, de l'avenir. Le peuple algĂ©rien vous regarde et se pose des questions ZITH TAFRAHT UNE HUILE BIOLOGIQUE Ait Frah est rĂ©putĂ© pour ses vastes oliveraies dont les frontiĂšres vont aussi aussi loin que les terres des Ath Douala, Takhoukhth, Ath Yenni, Ait Atelli et Azouza. Partout oĂč l'on se tient, on voit des oliviers Ă  perte de vue. On est frappĂ© d'autant plus par l’étendue de ces oliveraies quand on pense que chaque arbre a Ă©tĂ© Ă©levĂ© individuellement par les mains minutieuses de paysans patients et laborieux. Chacun des centaines de milliers d'arbres a Ă©tĂ© greffĂ© sur olĂ©astre naturel,entretenu, dĂ©broussaillĂ©, taillĂ©, et le sol porteur labourĂ© rĂ©guliĂšrement. Ce vaste patrimoine olĂ©icole est le fruit d'un long travail sĂ©culaire, exigeant patience, savoir faire, et efforts. Les oliveraies se transmettent d'une gĂ©nĂ©ration Ă  l'autre, comme un legs trĂšs prĂ©cieux. L'huile est obtenue soit par pression des meules de granit, soit par centrifugation, selon le choix de l’olĂ©iculteur. Elle est biologique. En effet, les oliviers sont conduits sans aucun engrais, sans pesticides. Ils ne reçoivent aucun produit chimique. Zith Thafrahth a Ă©tĂ© exposĂ©e pour la premiĂšre fois au salon international de l'agriculture Ă  paris par Mr Omar Houali qui, en la matiĂšre, a suivi les traces de son pĂšre Hadj El Hocine dans le respect d'une tradition familiale. L'huile d'olive est un produit stratĂ©gique pour tous les kabyles, mais Ă  Ait Frah elle est sacrĂ©e. NASSIRA BELLOULA ET LE VOILE ISLAMIQUE...On a par habitude de nous exhiber le mot choix » lorsqu’on Ă©voque le port du voile, la libertĂ© personnelle notamment. Or, dans cette histoire millĂ©naire, et ancestrale du voile qui nous vient du fin fond des Ăąges, seuls les musulmans ont en fait une obligation divine... 
Personne ne peut nier que le voile est une tradition et non pas un devoir coranique. Malheureusement, certaines voix Ă©clairantes qui s’élĂšvent pour dĂ©noncer sa pratique obligatoire se heurtent Ă  celles plus nombreuses et malhonnĂȘtes comme des Ă©rudits, des imams, des prĂ©dicateurs et autres
 qui refusent de lever ce lourd Ă©quivoque
car c’est reconnaĂźtre la femme comme un ĂȘtre humain et non comme un pĂ©chĂ© ambulant » qu’il faut dissimuler
 
Les musulmans mĂȘme instruits ne lisent pas le Coran, et n'ont pas de libre arbitre. Ils sont encore dĂ©pendants des exĂ©gĂštes, d’il y’a quatorze siĂšcles, et n’arrivent pas Ă  se construire leurs propres opinions
 
Ce terrible choix qui est l’excuse toute trouvĂ©e pour celles qui le portent pour rĂ©pondre soit Ă  Dieu selon elles, soit Ă  l’homme de la maison mari, Ă©poux, frĂšre, soit pour ne pas heurter la sensibilitĂ© d’une sociĂ©tĂ© oppressive. Et, ce mĂȘme choix est refusĂ©, niĂ©, dĂ©niĂ©, rejetĂ© pour celles qui ne le portent pas. Les femmes qui refusent de porter le voile subissent jusqu’à l’assassinat, la lapidation, l’emprisonnement, et dans d’autres cas comme l’AlgĂ©rie, les insultes, les dĂ©nigrements, les offenses, les humiliations et vexations
 
Les femmes sont maintenues dans un archaĂŻsme sĂ©culaire qui les empĂȘche d’évoluer comme des ĂȘtres humains Ă  part entiĂšre... Nassira Belloula est une Ă©crivaine algĂ©ro-quĂ©bĂ©coise. Elle vient de publier son dernier roman ' J'ai oubliĂ© d’ĂȘtre Sagan' Ă  Montreal. Cette grande Ă©crivaine est connue pour sa spontanĂ©itĂ©, ses analyses lucides et courageuses, souvent Ă  contre courant des idĂ©es reçues, des certitudes figĂ©es. Elle Ă©crit comme elle respire, naturellement, avec poĂ©sie, finesse et beautĂ©. AMANI BALLOUR, MÉDECIN SOUS LES BOMBES Beaucoup de mĂ©decins de par le monde ont des salaires faramineux, vivent dans le luxe aprĂšs leurs heures de travail oĂč, souvent, leurs mains ne touchent mĂȘme plus les patients. Au Quebec, un mĂ©decin perçoit en une journĂ©e plus que le salaire mensuel d'un travailleur d'usine. Ces mĂ©decins, sĂ©parĂ©s du peuple par leurs salaires extravagants, sont sĂ©parĂ©s des patients par les machines qui font presque tout Ă  leur place. Amani Ballour est un mĂ©decin dans cette Syrie martyre en proie Ă  l'affrontement gĂ©ostratĂ©gique des grandes puissances. Elle dirige un hĂŽpital souterrain oĂč elle accueille, soigne, rĂ©conforte les blessĂ©s en tous genres corps dĂ©chiquetĂ©s par les bombes, enfants Ă©touffant sous les armes chimiques, femmes et hommes ayant perdu des bras, des jambes et dont le sang coule Ă  flots... Amani Ballour a dĂ» lutter contre ses parents qui ne voulaient pas qu'elle devienne mĂ©decin, ni qu'elle prenne part aux manifestations parmi le peuple. Son mĂ©tier est un sacerdoce, une Ă©preuve quotidienne oĂč la mort et le danger sont prĂ©sents chaque instant. Elle travaille Ă  la frontiĂšre des deux mondes, la vie et la mort, le cƓur qui s'arrĂȘte et l'espoir qui bat encore... Il y a encore des mĂ©decins, comme Amani Ballour pour lesquels le serment d'Hippocrate garde tout son sens... dĂ©cembre image Ă©voque un contexte dans une situation de laquelle nous ne sommes pas Ă©trangers, ne serait-ce, comme le soulignait LĂ©vinas, que par le fait de connaĂźtre l'origine de cette reprĂ©sentation dĂ©shumanisĂ©e en une pĂ©riode sacrĂ©e. Commentaire de Jean Canal. UN GÉNÉRAL EST MORT Ma pensĂ©e va -Aux dĂ©tenus du drapeau amazigh, emprisonnĂ©s parce qu’ils ont portĂ© haut l’identitĂ© algĂ©rienne ancestrale et authentique, niĂ©e, combattue, diabolisĂ©e depuis l'independance Ă  nos jours. Vous ĂȘtes des hĂ©roĂŻnes et des hĂ©ros. L'Histoire retiendra vos noms aurĂ©olĂ©s de gloire. -À toutes celles et ceux qui ont perdu un Ɠil, qui voulaient tant voir la libertĂ© avec les deux yeux. Puisse la lumiĂšre de votre cƓur compenser celle qui vous a Ă©tĂ© volĂ©e. -À Louiza Hanoune, femme de combat politique, pacifique. - À Karim Tabbou, dont je ne partage pas certaines idĂ©es, notamment son concept trĂšs dangereux de dĂ©mocratie basĂ©e sur les principes islamiques, mais il n'a pas sa place en prison. - À Lakhdar Bouregaa, un authentique amjahedh, qui, aprĂšs avoir contribuĂ© Ă  mettre fin Ă  la colonisation, se voit jetĂ© en prison Ă  l'automne de sa vie. - À tous les dĂ©tenus du Hirak, Ă  travers le territoire national. PensĂ©e Ă  celles et ceux qui maintiennent la flamme de l'espoir, par leurs Ă©crits, leurs paroles, leurs militantisme. PensĂ©e particuliĂšre Ă  Aouicha Bekhti avocate des dĂ©tenus et militante infatigable, Ă  nos icĂŽnes Djamila Bouhired et Louiza Ighilahriz, et Ă  la reine du verbe Taous Ait Mesghat. -PensĂ©e au maĂźtre du mot juste, aux analyses fines, lucides et prĂ©monitoires, Ă  l'homme de pensĂ©e et d'action, Said Sadi. PensĂ©e Ă  la Kabylie laĂŻque et rebelle, dont le soleil finira par illuminer toute l’AlgĂ©rie. 23 dĂ©cembre 2019. SARAH HALIMI OU L'HORREUR IMPUNIE Le 4 juillet 2017, Sarah Halimi, mĂ©decin retraitĂ©e de 65 ans, juive, est tirĂ©e de son lit par un homme qui s’était introduit par la fenĂȘtre. Il la roua de coups, la tortura aux cris de Satan!, Satan!. Les cris de Sarah furent entendus des voisins qui appelĂšrent la police. Pendant une demi heure, Kobili TraorĂ© s'acharna sur Sarah Halimi, mĂ©thodiquement, impitoyablement. insensible aux cris et aux suppliques de sa victime, il accompagnait ses coups d'insultes antisĂ©mites sale juive! Il lui cassa tous les os du visage avec les coups de poings et de pied. Quelques minutes plus tard, sous les yeux des voisins et des policiers postĂ©s dans la cour de l'immeuble, comme dans un film d'Ă©pouvante, Sarah Halimi fut jetĂ©e du 3 Ăšme Ă©tage par le meurtrier et s’écrasa au sol. Le meurtrier, Kobili TraorĂ©, originaire d'Afrique, est placĂ© en garde Ă  vue, puis rapidement hospitalisĂ©. Il disait je viens de tuer le Sheitan! Les analyses dĂ©tectĂšrent du cannabis dans son sang. Il fut soustrait Ă  la police qui ne put pas le questionner. Hier, 19 dĂ©cembre 2019, le meurtrier vient d’ĂȘtre dĂ©clarĂ© pĂ©nalement irresponsable car il avait pris du cannabis au moment du meurtre. La cour d'appel de Paris a conclu Ă  l'abolition du discernement chez lui. Pour la famille de la suppliciĂ©e et les observateurs de la justice française devenue une cour des miracles, SARAH HALIMI VIENT D’ÊTRE ASSASSINÉE UNE DEUXIÈME FOIS. 20 dĂ©cembre 2019. LES ALGÉRIENNES DISENT NON AUX ELECTIONS. Le calendrier Ă©lectoral concoctĂ© par le pouvoir est rejetĂ© par le peuple, globalement et dans le dĂ©tail. Des marches grandioses ont lieu sur tout le territoire national pour dire non Ă  cette opĂ©ration que le peuple qualifie de manƓuvre de pĂ©rennisation du systĂšme. Des affrontements ont parfois lieu avec les forces de l'ordre. Dans la diaspora, on assiste Ă  la mĂȘme mobilisation, avec la tenue de vigiles prĂšs des consulats pour dissuader les Ă©lecteurs potentiels. Les algĂ©riennes de MontrĂ©al ont manifestĂ© leur opposition par une marche grandiose depuis la place du Canada jusqu'au consulat. La diaspora montrĂ©alaise est particuliĂšrement active, mobilisĂ©e, avec ses mots d'ordre, ses drapeaux national et amazigh, et une participation majeure des femmes qui sont au cƓur de la contestation. Une vigile se tient devant le consulat tous les jours. LE PEUPLE ALGÉRIEN , PACIFIQUE ET DÉTERMINÉ PLUS QUE JAMAIS Depuis neuf mois, le peuple algĂ©rien manifeste son dĂ©sir irrĂ©pressible d'une dĂ©mocratie vĂ©ritable. Des millions de personnes, femmes, hommes, Ă©tudiants, retraitĂ©s, amazighophones, arabophones, francophones battent le pavĂ© dans toutes les villes et rĂ©gions d’AlgĂ©rie. La diaspora en France, au Canada, et ailleurs, est en phase avec le mouvement, elle apporte son encouragement et sa voix Ă  l’extĂ©rieur. Aucune voiture brĂ»lĂ©e, aucune vitrine cassĂ©e, aucune agression contre les forces de l'ordre, pourtant dĂ©ployĂ©es en force. Le peuple a dĂ©jouĂ© toutes les tentatives du pouvoir de le diviser, de l'affaiblir. Il a chassĂ© les islamistes de la rue, montrant par lĂ  que ce mouvement est celui de la lumiĂšre, pas celui de l'obscuritĂ©. Il a refusĂ© l'arrestation des porteurs de l’emblĂšme amazigh, malgrĂ© les dĂ©cennies de nĂ©gation politique de cette identitĂ© dont sont porteurs tous les algĂ©riens. Nous assistons Ă  un mouvement populaire, politique et pacifique unique en son genre dans l'histoire de l'humanitĂ©. Le peuple algĂ©rien frappe avec force Ă  la porte de la dĂ©mocratie, elle finira par s'ouvrir. LE PEUPLE A DIT NON! UNE QUÉBÉCOISE D'ORIGINE IRANIENNE -LES RELIGIEUX NOUS ONT VOLÉ NOTRE PAYS-. J'ai discutĂ© avec une iranienne ici Ă  MontrĂ©al. Elle et ses parents on quittĂ© l'Iran aprĂšs la prise du pouvoir par Khomeiny et l'instauration de la charia islamique. Elle raconte Je ne suis jamais retournĂ©e en Iran que je ne considĂšre plus comme mon pays. Les mollahs nous l'ont volĂ©. Tu sais, je me rappelle bien, mĂȘme si j'Ă©tais jeune Ă  l'Ă©poque. Si une famille faisait la fĂȘte chez elle, un voisin pouvait appeler la police qui venait mettre fin brutalement Ă  la joie et procĂ©dait Ă  des arrestations. La musique Ă©tait un crime. Et si la police trouvait des femmes et des hommes dans la mĂȘme piĂšce, ou des femmes sans voile, c'Ă©tait trĂšs grave» . Elle baisse la tĂȘte, le front traversĂ© par une ombre, les yeux inquiets, comme si elle a encore peur aujourd'hui. Mais la langue persane persiste dans ma bouche et parfois on parle persan entre amis ici, le cƓur trĂšs lourd» Elle ajoute que l'alcool Ă©tait interdit et que les gens fabriquaient des boissons chez eux, en cachette, des boissons artisanales et donc dangereuses. Mon pays est une prison, une vaste prison. Nous nous sentons un peu coupables de nous amuser ici, alors que nos sƓurs et nos frĂšres en sont privĂ©s», dit elle, avec son sourire plein de charme et de nostalgie dĂ©sespĂ©rĂ©e. Toute la douleur que ne peuvent dire ses mots est contenue dans ses yeux d'un noir de jais. Je mesure toute la dĂ©tresse de cette femme, bannie de son pays Ă  la civilisation millĂ©naire devenue un mouroir oĂč les cadavres des pendus se balancent des jours durant, exposĂ©s au public, alors que les cheveux des femmes sont un crime. ASMA LAMRABET LA RELIGION, ÉLÉMENT DÉCISIF DANS LE PASSAGE À L'ACTE RADICAL ...Parmi les multiples causes de ce que l'on appelle la radicalisation au nom de l'islam -toutes intimement imbriquĂ©es- on peut citer la lecture wahabo-rigoriste, les causes gĂ©opolitiques, les violences Ă©conomiques, urbaines, Ă©ducationnelles, la dĂ©socialisation des jeunes d'aujourd'hui et j'en passe....Mais il y a cependant un dĂ©nominateur commun qui signe le "passage Ă  l'acte" et qui est le religieux mĂȘme s'il se fait trĂšs vite et en retard chez ces jeunes "dĂ©culturĂ©s". Et il se base sur cette vision traditionaliste latente, immuable, prĂ©sente dans les ouvrages de base de "presque" toutes les tendances islamiques confondues... extrait de son post. FidĂšle Ă  ses habitudes, Asma Lamrabet secoue le cocotier de la bien-pensance islamique qui nie tout lien entre religion et violence sociale dans une affligeante position de dĂ©ni. Or en cette matiĂšre, plus qu'en toute autre, le verbe prĂ©cĂšde le geste. Car est coupable non seulement la personne qui commet l'acte, mais aussi, et surtout, tous ceux qui, en amont, ont patiemment alimentĂ©, Ă  l'aide de la parole haineuse, son aversion mortelle de la libertĂ© et de la diffĂ©rence. Cette nĂ©buleuse des coupables est si vaste, quand on pense que les 'les musulmans au paradis et les non musulmans en enfer' est devenu un lieu commun dans la bouche de maints prĂȘcheurs et transmise comme vĂ©ritĂ© irrĂ©fragable au fidĂšle ordinaire. En somme, le radical ne fait qu’exĂ©cuter une sentence largement partagĂ©e. Il y a heureusement des intellectuels musulmans, de plus en plus nombreux, qui remettent en question cette façon de considĂ©rer l'Autre pour le percevoir comme frĂšre en humanitĂ©. Courageuse Asma Lamrabet.

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